Pièce dans laquelle Alvin Lucier s'enregistre sur le texte de présentation de l'oeuvre, puis diffuse cet enregistrement en enregistrant cette diffusion. Puis diffuse l'enregistrement de cette dernière en enregistrant à nouveau la diffusion, pour rediffuser ce dernier. Etc...
Où l'on voit une distortion du temps, les mots s'étirent et se diluent en un pur sonore. Pendant que le lieu où se déroule l'oeuvre se met à parler, à travers des résonances qui naissent du silence. Couche après couche, au fur-et-à-mesure des cycles, une pure manifestation de l'espace apparaît.
Remarquons que cette manifestation est fortement liée à ce qui lui est donnée comme point d'ancrage originel, en l'occurence la voix d'Alvin Lucier.
Le lieu se met à parler à travers les sons qui le traversent.
Que se passe t-il si on escamote la présence humaine ? Qu'on laisse le lieu se mettre à parler lui-même ?
Où la voix du lieu apparaît sans intervention humaine. Moment incroyable d'une portée extraordinaire où le sans-voix se met à parler.
//Repenser la place de l'homme au sein de son environnement //
//Repenser la place de l'homme au sein de son environnement //
"Si tu fixes longtemps l'abîme, l'abîme te fixera aussi"
Friedrich Nietzche
Il en va de même avec le silence. Parce que l'homme s'est tu, il a pu entendre ce qui n'était pas sensé parler.
Il en va de même avec le silence. Parce que l'homme s'est tu, il a pu entendre ce qui n'était pas sensé parler.

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